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De maman Olo à donatrice : redonner aux suivants pour offrir le meilleur aux bébés de demain

02 juillet 2020
Fondation Olo | Témoignage | Jessica Tourangeau

Lorsqu’elle apprend sa première grossesse à 18 ans, Jessica ne connaît pas la Fondation Olo, ni le suivi qui peut lui être offert. Grâce aux suivis Olo, elle va donner naissance à deux de ses trois enfants, Malorie et Aly-Sun!

Retour en entretien avec une maman qui est fière d’avoir pu offrir le meilleur à ses enfants et qui a décidé de devenir donatrice pour la Fondation Olo afin de permettre à d’autres parents d’agrandir leurs familles dans les meilleures conditions.

 

Comment s’est déroulé votre premier contact avec la Fondation Olo?

Lorsque je suis tombée enceinte, j’étais jeune, je venais tout juste d’avoir 18 ans. J’avais arrêté l’école à 15 ans, je n’avais pas de scolarité et je travaillais à l’époque au Tim Hortons. Je n’avais qu’un faible revenu et mon conjoint de l’époque était sur l’aide sociale.

C’est grâce à l’infirmière du CLSC qui me suivait pour ma grossesse que j’ai entendu parlé du suivi Olo et pu faire les démarches pour y avoir accès.

 

Que vous a apporté le suivi Olo?

Beaucoup! Surtout l’accompagnement par l’infirmière et l’accès à des aliments grâce aux coupons échangeables. J’ai appris à apprêter les œufs. Je réussissais à faire plein de recettes qui m’ont permis de bien manger et de donner naissance à un beau bébé. Les vitamines prénatales m’ont beaucoup aidée pour ça. Mais, nous avons surtout beaucoup utilisé les coupons, nous n’en perdions aucun!

 

Comment s’est développé le lien avec votre intervenante Olo?Fondation Olo | Témoignage | Jessica Tourangeau

Le lien avec mon intervenante Olo a été très bénéfique, c’est la même intervenante qui m’a suivie pour ma première et deuxième grossesse.

Pour cette deuxième grossesse, j’ai eu besoin du suivi Olo parce que j’étais aussi dans une situation précaire et le suivi Olo m’a permis un deuxième bébé, Aly-Sun, en très bonne santé!

J’ai été vraiment soutenue par l’intervenante et je suis vraiment contente d’avoir pu bénéficier d’un suivi comme celui-là.

 

 

Comment résumeriez-vous l’impact de la Fondation Olo dans votre vie?

La Fondation Olo a enlevé un stress de plus. Ça m’a permis d’être sûre que mon bébé allait avoir ce dont il avait besoin, comme du lait ou des protéines. Je n’avais pas le stress de me demander si je pouvais acheter du lait aujourd’hui ou non. C’est une très belle aide.

Le suivi est important pour les mamans, car il permet le bon développement de l’enfant. Ça permet d’éviter le risque d’un bébé de faible poids à la naissance ou celui de grossesses prématurées. Parce que l’on sait que si l’on manque de nutriments, le bébé va en ressentir les impacts aussi. C’est une bonne façon d’appuyer les mamans!

C’est aussi une grande aide pour plein de petites choses. Par exemple, je suis quelqu’un qui ne savait pas faire à manger du tout, ma mère ne m’avait pas appris. Avec la nutritionniste, nous avons travaillé sur ça aussi.  Aujourd’hui encore il doit y avoir des mamans qui ont des difficultés et qui ne savent pas cuisiner à part des toasts ou de la nourriture en boîtes. Le suivi que vous apportez après la naissance avec les recettes par exemple, c’est excellent. Même si tu n’es pas une grande cuisinière, tu es capable de les faire.

 

Comment va votre famille aujourd’hui?

Maintenant ça va bien! Malorie a 7 ans et ma deuxième, Aly-Sun, aura 5 ans. J’ai aussi eu un autre enfant, Dylan, qui a deux ans, et je suis retournée à l’école. J’ai décidé d’aller au CEGEP pour devenir infirmière auxiliaire!

Pour Dylan, nous n’avons pas bénéficié du suivi Olo parce que notre famille n’est plus dans le besoin aujourd’hui.

 

Est-ce que vous auriez des conseils à donner aux autres mamans?

Je leur dirai de ne pas avoir peur d’aller demander de l’aide. Souvent quand tu es dans une situation dans laquelle tu ne vas pas bien, dans un environnement dysfonctionnel, c’est difficile d’appeler le CLSC pour savoir si tu peux avoir de l’aide. Parfois, on ne se rend pas compte du courage qu’il faut pour dire que ça ne va pas, ou que l’on n’y arrive pas.

Cette aide permet d’abord d’avoir un endroit pour parler, pour voir autre chose. Et en même temps, ça aide pour ton bébé, ça te pousse à aller chercher le meilleur pour lui et pour ta famille.

Je dirai aux mamans que le suivi Olo va leur permettre de se sentir bien, d’avoir un poids en moins sur les épaules. Et ça, c’est génial!

Aujourd’hui Jessica, vous êtes devenue donatrice. Qu’est-ce qui vous a poussée à redonner à la Fondation Olo?

Aujourd’hui j’ai 26 ans et je comprends la chance que j’ai eu d’avoir accès à une si grande aide durant deux de mes grossesses. Je trouve ça important, maintenant que j’ai les moyens, de redonner à celles qui en ont moins.

 

 


Propos recueillis par Patrick Lopez