Le suivi OLO pour un meilleur accès aux soins

27 mars 2017
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Portrait Sarah Fournier, intervenante OLO à Québec

Portrait d’intervenante avec Sarah Fournier, intervenante OLO et nutritionniste au CLSC de la Basse-Ville, à Québec

 

« La mission de la Fondation OLO est très importante, soit de donner une chance à ces enfants, ces futurs citoyens, de partir avec ce qui est essentiel dans la vie, la bonne santé, sans égard à la situation dans laquelle ils sont nés ».

 

Diplômée en nutrition de l’Université Laval en 2006, Sarah Fournier a commencé à travailler dans un centre de santé et de services sociaux qui couvre la partie sud de la ville de Québec dès ses débuts professionnels. Elle y côtoie de nombreuses familles à faible revenu, et des mamans qui bénéficient du suivi OLO. Elle conservera ce lien avec les familles OLO jusqu’à aujourd’hui où elle occupe un poste permanent au CLSC de la Basse-Ville.

Sur ce territoire, Sarah rencontre des familles qui vivent de grandes difficultés : problèmes de santé mentale, toxicomanie, pauvreté, etc. La barrière de la langue pose aussi un défi lorsqu’il s’agit d’intervenir auprès des nouveaux arrivants, dont la forte majorité a le statut de réfugiés. Créer un lien de confiance et une communication claire peut être plus difficile dans ce contexte, mais l’infirmière et la nutritionniste travaillent en équipe, de pair avec la famille.

« Le soulagement financier qu’apporte les coupons alimentaires durant la grossesse fait une grande différence et les mères nous le disent qu’elles sont très reconnaissantes. Ça contribue à la sécurité alimentaire », explique-t-elle.

Sarah commence par faire un portrait autour de l’enfant à venir et de la mère. Puis, selon les besoins de la famille, elle se déplace à domicile ou les rencontre au CLSC, à l’école ou encore dans les organismes communautaires, à raison d’une fois par mois. Ainsi le début d’un suivi OLO au CLSC peut devenir une porte d’entrée vers d’autres soins et services offerts par le système de santé ou le réseau communautaire. «  Ce n’est pas menaçant de rencontrer une nutritionniste, ils ne se sentent pas jugés. Nous avons des échanges ouverts et transparents », renchérit-elle.

Sarah suit en moyenne de 30 à 35 familles à la fois. Elle travaille au sein d’une équipe multidisciplinaire composée d’infirmières, de travailleurs sociaux, de nutritionnistes, en lien avec le médecin qui effectue le suivi de grossesse de la mère. Après la naissance, les soins offerts peuvent aussi inclure les services d’une psychoéducatrice ou d’une orthophoniste. Tous travaillent pour que la mère et son enfant connaissent les meilleures conditions possibles afin que le bébé naisse et grandisse en santé!

 

 


Propos recueillis par Émilie Russo