5 trucs pour faciliter les repas avec un enfant difficile

07 novembre 2017
Fondation OLO | 5 trucs pour faciliter les repas avec un enfant difficile

Il n’est pas toujours facile de proposer des repas qui vont plaire à toute la famille. En tant que parent, l’heure des repas peut rapidement devenir une source de stress, surtout lorsqu’on a un enfant difficile autour de la table.

La Fondation OLO vous propose donc 5 trucs pour diminuer les sources de conflits aux repas et aider vos enfants à accepter plus facilement les aliments offerts :

1- Le même repas pour tout le monde

Dès l’âge d’un an, on offre le même menu à tout le monde. Pas question de cuisiner deux repas différents ! En proposant un deuxième repas, votre tout-petit comprendra qu’il n’a pas besoin de manger ce qui lui est servi, car il y a une autre option. Il risque donc de toujours vouloir un repas différent. De plus, comme il n’aura pas l’occasion de goûter à de nouveaux aliments, il ne pourra pas développer ses goûts.

En ayant le même repas que les autres membres de la famille, votre enfant sera exposé à une plus grande variété de mets. Vous aurez aussi une influence positive en lui montrant l’exemple.  En vous voyant manger avec intérêt, peut-être que bébé aura envie de goûter lui aussi.

En plus, un seul repas = moins de temps de cuisine pour vous. C’est donc gagnant pour tout le monde !

2- Bébé choisit la quantité à manger

Bien que le même repas est servi à tout le monde, les quantités dans l’assiette, elles, vont varier. C’est la faim qui est le meilleur guide pour savoir quelle quantité le corps a besoin pour refaire ses réserves d’énergie. Les portions vont donc changer d’une personne à l’autre et d’un repas à l’autre en fonction des besoins du moment.

Comme bébé connait le mieux les besoins de son corps, il est important de le laisser choisir les quantités qu’il veut manger aux repas. Cela veut aussi dire que bébé peut décider de ne pas manger du tout au repas. Bébé pourra ainsi respecter les signaux que son corps lui envoie.

Idéalement, à l’heure du repas, on demande à l’enfant s’il a une grosse ou une petite faim avant de le servir. Cela nous permettra d’ajuster les portions dans l’assiette et d’éviter le gaspillage. Si l’enfant est trop petit pour guider le service, il est préférable de lui donner de plus petites portions. Le repas sera ainsi moins intimidant et il sera peut-être tenté de goûter.

3- Avoir toujours un nouvel aliment avec un aliment apprécié

La nouveauté dans l’assiette peut faire peur à bébé. Quand un nouvel aliment ou un aliment moins apprécié fait partie du repas, il est important d’offrir aussi à bébé un aliment aimé. Mais tous les deux doivent avoir leur place dans l’assiette. Par exemple, en offrant des carottes et du brocoli au même repas, bébé pourra manger les carottes, même s’il aime moins le brocoli. C’est rassurant pour bébé de reconnaitre certains aliments dans son assiette.

4- On encourage à goûter, sans forcer à manger

Avant de manger un aliment, un enfant doit d’abord l’apprivoiser. Cela peut être très rapide, alors que parfois, cela demande plus de temps. Découvrir les aliments ne se fait pas seulement avec la bouche, mais avec tous les sens. Il faut donc laisser bébé sentir, toucher et jouer avec les aliments. On peut aussi l’inviter dans la cuisine pour lui permettre de choisir et de manipuler les aliments. Oui, c’est souvent plus salissant, mais cela sera très efficace pour aider votre enfant à porter, par lui-même, les aliments à sa bouche.

Pour l’aider dans son exploration, on peut encourager bébé à goûter en lui décrivant l’aliment et en lui disant ce que cela goûte. Peut-être se sentira-t-il aventureux et osera goûter au nouvel aliment. Mais attention, car goûter ne veut pas dire manger ! Il est donc possible qu’il mette l’aliment dans sa bouche, mais le recrache aussitôt. Quoi qu’il en soit, il est important de le féliciter pour ses efforts d’exploration et non pas pour avoir mangé le contenu de son assiette.

Si bébé se sent forcer à manger, l’ambiance du repas deviendra rapidement désagréable et il en gardera un mauvais souvenir. Oui, il mangera peut-être l’aliment en question, mais il risque d’être encore plus difficile au moment du prochain repas.

5- Être patient et positif

Malgré tous les efforts, il faut parfois jusqu’à 15 expositions avant que bébé accepte de manger un aliment. Il est donc important de répéter les expositions positives et de mettre de côté les chicanes et les pleurs qui ne laisseront certainement pas un souvenir agréable.

Ne vous découragez pas et continuez à lui proposer toujours de petites quantités dans son assiette qu’il pourra manger… ou non !

 

Rédaction : Fondation OLO
Révision scientifique : Mylène Duplessis Brochu, nutritionniste, Dt.P., M.Sc.